Harpiste et entrepreneure humanitaire, Valérie Milot porte la conviction que la musique appartient à tous. Toute sa carrière s’articule autour de cette idée — en faire un outil de réflexion, de dialogue et de solidarité.
En 2016, elle fonde Anémone 47, qu’elle co-dirige maintenant avec le violoncelliste Stéphane Tétreault. Plus qu’un producteur de concerts uniques, cet organisme agit sur le terrain pour offrir la musique à ceux qui y ont le moins accès : concerts en milieux de soins, ateliers musicaux offerts aux enfants, aux familles, aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou autistes, et activités visant à valoriser les expériences culturelles auprès des populations marginalisées. Chaque projet devient un pont entre la scène et la communauté.
C’est en famille, dès son plus jeune âge, que Valérie découvre la musique classique. Son pouvoir transformateur l’a toujours accompagnée depuis.
Portée par cette même conviction, elle a enseigné la harpe pendant près de vingt ans, notamment aux Conservatoires de musique de Montréal et de Trois-Rivières. Elle poursuit aujourd’hui cette transmission par des classes de maître au Canada et aux États-Unis, ainsi qu’à l’académie estivale Orford Musique.
Plus de 4,6 millions de vues sur YouTube témoignent de son rayonnement numérique. Sur les réseaux, elle partage un univers où musique, humour, philosophie et histoire de l’art se mêlent, offrant au public une manière décomplexée et vivante d’aborder la musique classique.
Musicienne prolifique, sa discographie compte plus d’une trentaine d’enregistrements, en plus des nombreuses captations vidéo auxquelles elle a participé. À l’automne 2025, Valérie lançait son 12e album personnel, Nebulæ, amorçant du même coup une tournée de spectacles en solo qui allient science, philosophie et musique. Cette tournée se poursuit aujourd’hui et se décline désormais aussi en anglais pour rejoindre le reste du Canada, avec déjà 32 représentations données au terme de la saison 2026-2027.
Valérie privilégie une approche qu’elle qualifie de slow touring. Grâce à Anémone 47, des activités communautaires accompagnent systématiquement ses concerts, pour que chaque déplacement ait un impact communautaire qui dépasse la scène.
Soliste reconnue, Valérie révèle sur scène les possibilités infinies de la harpe, explorant avec audace ses sonorités insoupçonnées et repoussant les frontières de cet instrument millénaire. Elle collabore régulièrement avec des orchestres prestigieux (Les Violons du Roy, Orchestre symphonique de Montréal, Orchestre symphonique de Québec, Orchestre Métropolitain) et des chefs d’envergure internationale comme Yannick Nézet-Séguin et Bernard Labadie.
Ce parcours lui a valu de nombreuses distinctions, au fil des ans, à commencer par le Prix d’Europe, obtenu en 2008 — elle est alors la première harpiste en près d’un siècle à remporter cet honneur. Diplômée du Conservatoire avec grande distinction sous la direction de Caroline Lizotte, elle poursuit ensuite sa formation à New York auprès de Rita Costanzi, après avoir découvert la harpe avec Marie-Josée Laprise et Manon Lecomte. Elle a depuis été nommée Révélation de l’année Radio-Canada et a reçu plusieurs Prix Opus, en plus de quelques nominations au Gala de l’ADISQ.
Valérie joue sur une harpe « Apollonia » de Salvi, gracieusement prêtée par l’entreprise Canimex de Drummondville, propriété du mécène Roger Dubois.
© Valérie Milot 2026